La journaliste et chroniqueuse Virginie Manganga a été placée sous mandat d’arrêt provisoire de 15 jours après sa comparution devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe. Elle a ensuite été transférée à la prison centrale de Makala, à Kinshasa.
La procédure fait suite à une émission consacrée aux accusations visant l’artiste Fally Ipupa, au cours de laquelle Virginie Manganga avait reçu Collette Tuzaa et commenté plusieurs déclarations diffusées publiquement. Selon les sources consultées, elle est poursuivie notamment pour diffamation et propagation de fausses informations ; certaines sources évoquent également des faits de complot et d’atteinte à la vie privée.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a demandé sa libération, estimant que cette affaire soulève des questions liées à la liberté de la presse et au traitement judiciaire des délits de presse.
Un point reste toutefois discuté : alors que plusieurs publications présentent l’affaire comme opposant directement Virginie Manganga à Fally Ipupa, la direction marketing de l’artiste a affirmé que celui-ci ne serait pas personnellement à l’origine de la plainte.
La procédure judiciaire se poursuit et les faits reprochés à la chroniqueuse devront encore être examinés par la justice.
Josué Miezi — Cri d’Afrique












